Automotisme #3

par myel

C’est pas la peine d’allumer des lumières sur des sources taries, d’éclairer les histoires de la nuit, d’endormir les coins sombres et les ivresses détruites. Autant s’en porter pâle, opale, aéropale. Ne pas chercher de drames. Filer dans les crevasses et les images d’extase. D’étendage. De périphrase. Sans échapper à son assaut, sans rabougrir les épithètes et les orifices épiscopes.

 

Des jours plus tard je me fais l’empreinte de ces ombres irréfléchies et réfléchis. Sans doute y a-t-il des douleurs et des parfums intransitoires, sans doute les monts érables peuvent-ils dominer l’innommable, sans doute ne peut-on exister sans doutes. Sans doute pourrait-on avancer le dos chargé de doutes.

C’est pas croyable enfin qu’on se laisse duper par la foudre, jamais à nos cotés, fuyant sans laisser de piste où la retrouver. Pourtant c’est son étage, sa position volage, et n’y apprend-on rien d’autre que l’amertume des instants écourtés. Interrompus sans une raison. Comme ce texte sans nom.